Groupe RITMA se positionne comme un partenaire naturel de cette initiative collective en raison d’une vision commune axée sur la reconnaissance, la structuration et la valorisation des médecines complémentaires au Québec. À l’image de RITMA et des autres associations impliquées, nous travaillons activement à promouvoir des standards élevés de pratique, à soutenir le développement professionnel des thérapeutes et à renforcer la confiance du public envers ces disciplines.
Notre engagement en matière d’éthique, de formation continue et de protection du public s’inscrit pleinement dans les objectifs du projet, qui vise à établir un encadrement cohérent et inclusif de la massothérapie au Québec. En unissant nos efforts à ceux des autres acteurs du milieu, nous contribuons à une démarche concertée essentielle pour assurer l’évolution, la crédibilité et la pérennité de la profession.
Une collaboration historique pour l’évolution de la massothérapie au Québec
Sept grandes associations de massothérapeutes du Québec, représentant 95 % de la profession, unissent leurs forces pour demander une règlementation législative plus rigoureuses. Ce projet vise à offrir la reconnaissance et la crédibilité qu’elle mérite auprès du public, des assureurs et des professionnels de la santé.
Les points clés du projet :
État de la situation :
Pour l'instant, aucun changement n'est effectif. Les associations entament une phase de dialogue avec les membres et les écoles pour peaufiner le projet de loi avant son dépôt officiel, prônant une approche basée sur le consensus et la protection du public.
Note : Cette collaboration regroupe le RMPQ, le Groupe RITMA, la FQM, l’ANM, l’AQTN, l’AMQ-RMQ et l’ALMQ.
Pour consulter le document de présentation complet : CLIQUEZ ICI
Le modèle d’encadrement proposé ne crée pas de nouvelle entité à laquelle les massothérapeutes devront cotiser. Ils demeureront membres de leur association qui pourra maintenir son coût de cotisation au même niveau.
L’atteinte du niveau minimal d’heures requises, soit 550 heures, ainsi que la complétion des heures de formation continue obligatoires pourraient toutefois engendrer certaines dépenses, à plus long terme.
Oui, ce type de couverture est essentiel pour assurer la protection du public ainsi que celle des professionnels.
Par ailleurs, avec les programmes associatifs, l’assurance responsabilité professionnelle est très abordable en massothérapie.
La décision finale appartiendra toujours aux compagnies d’assurances, qui appliquent leurs propres critères internes (niveau de formation, appartenance à une association reconnue, type de soins offerts, antécédents de réclamations, politiques spécifiques de chaque régime collectif, etc.).
Si vous êtes membre d’une association participante, vous serez accompagné par votre association afin de vous aider à atteindre les heures de formation exigées dans les délais prescrits par le projet de loi, ce qui favorisera le maintien du remboursement de vos services par les assureurs.
La décision finale appartiendra toujours aux compagnies d’assurances.
Cependant, elles se sont montrées favorables à cette démarche d’encadrement, qui vise à rehausser le niveau de pratique et la qualité des soins offerts à la population. Il est possible que les assureurs décident de se limiter aux massothérapeutes répondant aux critères de la nouvelle loi.
Il ne s’agit en aucun cas d’une fusion, mais bien d’une mise en commun des forces au profit d’un projet consensuel favorisant l’encadrement et la reconnaissance de la massothérapie. Chaque association conserve ses membres, son indépendance, sans dénaturer ses projets ou ambitions.
Nous estimons que les sept associations qui participent au projet représentent environ 95 % des massothérapeutes qualifiés du Québec.
La démarche vise à préserver la riche diversité d’approches et de techniques présentes dans le milieu québécois de la massothérapie. Les écoles de formation auront donc la possibilité de développer leurs programmes à partir de techniques de base reconnues.
Les mesures présentées dans le cadre du projet constituent pour le moment les principes fondamentaux d’une démarche d’encadrement qui n’a fait l’objet d’aucun dépôt officiel à ce jour.
Pour que le projet de loi prenne forme, les organisations participantes au projet de professionnalisation de la massothérapie souhaitent mobiliser les différentes parties prenantes et déposer une demande officielle au gouvernement. Sans pouvoir prévoir la durée d’une telle démarche, nous savons qu’elle prendra minimalement plusieurs mois, voire quelques années à partir du début des travaux en mai 2026.
Afin de permettre à l’ensemble du secteur de s’adapter, nous considérons par ailleurs que la mise en application des nouveaux critères ne devrait pas être effective avant quelques années.
Le projet de loi, une fois adopté, précisera le délai, mais nous proposons qu’une période de 5 ans soit prévue afin de permettre aux massothérapeutes n’ayant pas atteint l’exigence minimale de 550 heures de se conformer.
Comme c’est généralement le cas lors du rehaussement des exigences de formation d’une discipline, le projet prévoit une clause de droits acquis permettant une transition douce vers les nouvelles exigences de pratique sur la base des principes suivants :
Cette distinction permet de respecter les droits des professionnels en exercice tout en assurant l’atteinte progressive des nouvelles exigences.
Non. La solution proposée par les organisations participantes au projet de professionnalisation de la massothérapie est un projet de loi particulière hors du système professionnel.
Il est vrai que l’Office des professions du Québec encadre la majorité des professions au Québec. Il existe toutefois déjà des modèles d’encadrement différents, comme celui de l’Autorité des marchés financiers (AMF), de l’Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), de la Chambre de l'assurance de dommages (CHAD) ou du Bureau de la sécurité privée (BSP).
En ce qui concerne l’encadrement de la massothérapie, le scénario proposé comprend deux principaux avantages. Tout d’abord, il s’agit de la solution la plus consensuelle au sein de l’industrie. Elle comporte plusieurs bénéfices importants tout en préservant plusieurs avantages de la situation actuelle. Ensuite, ce type d’encadrement ne nécessiterait pas la présence d’un risque de préjudice important pouvant être subi par les gens qui recourent aux services des massothérapeutes.
À ce jour, sept associations ont joint le mouvement. Le projet est toutefois ouvert à toute association professionnelle de massothérapeutes qui s’engage à contribuer à sa réalisation et qui est en mesure de mettre en place des pratiques respectant les critères associatifs d’encadrement définis.
Vous pouvez vous adresser directement à votre association pour avoir son point de vue.
Considérant que le projet mis de l’avant ne comporte pas d’activités réservées aux massothérapeutes, une personne répondant aux critères pourra toujours offrir des soins de massage. Elle ne pourrait toutefois plus s’afficher comme massothérapeute.
Les politiques de protection du public des associations de massothérapeutes ne visent en aucun cas à discriminer toute personne ayant des antécédents judiciaires. Cette pratique serait d’ailleurs contraire à la loi.
Les associations peuvent par contre, dans certains cas, refuser l’accès à une personne ayant été reconnue coupable d’une infraction dont la nature a un lien important avec la pratique de la massothérapie. Cette pratique est d’ailleurs déjà en vigueur au sein des associations, notamment grâce à un registre commun des radiations en vigueur depuis le 1er janvier 2026.
Le projet vise à rehausser et à standardiser la pratique de la massothérapie, sans pénaliser les massothérapeutes déjà en exercice. La clause de droits acquis permet donc de préserver leur droit de pratique tout en introduisant graduellement les nouvelles exigences.
Ce type de mesure est courant lorsqu’on augmente les exigences de formation d’une profession. Il a notamment été utilisé dans d’autres domaines de la santé, où le niveau de formation a été rehaussé pour les nouveaux diplômés, sans obliger les professionnels déjà en pratique à reprendre une formation complète, tout en reconnaissant leur expérience et leurs compétences.
Après analyse des différents parcours de formation offerts au Québec, le comité s’est entendu sur 550 heures comme seuil minimal réaliste et cohérent. Ce seuil permet de reconnaître qu’un massothérapeute ayant complété une formation de base d’environ 400 heures s’est engagé dans une démarche supplémentaire de développement de ses compétences (formations complémentaires, perfectionnement, diversification des techniques, etc.).
Cette exigence de 550 heures s’applique spécifiquement aux personnes visées par la clause de droits acquis (clause grand‑père), puisque le nouveau seuil global de formation est fixé à 1 000 heures. Elle permet de tenir compte de l’expérience et du parcours antérieur de ces massothérapeutes, tout en garantissant un niveau de formation minimal aligné avec l’objectif de rehausser les exigences de la profession.
Ce projet renforcera la crédibilité des massothérapeutes et positionnera davantage ceux qui portent le titre comme de réels travailleurs de la santé. Cela représente une avancée pour les perspectives d’emploi dans les milieux de santé, mais le choix d’embaucher ou non un massothérapeute reste entre les mains de chaque établissement.
Le projet présente plusieurs avantages importants pour les massothérapeutes, le public et les professionnels de la santé.
Tous les professionnels souhaitant s’afficher comme massothérapeutes seront soumis aux mêmes exigences.
Plusieurs étapes doivent encore être accomplies avant même de pouvoir déposer le projet de loi. Bien qu’au printemps 2026, au moment de la première annonce du projet de professionnalisation de la massothérapie, il soit impossible de s’avancer sur une date butoir, les associations participantes au projet n’envisagent pas une implantation formelle avant quelques années.
Des communications seront envoyées bien avant la date d’entrée en vigueur pour assurer une transition harmonieuse.
La responsabilité reviendra au massothérapeute d’acquérir une formation de 1 000 heures dans un ou des établissements d’enseignement reconnus par les associations.
L’approche de rehaussement et de standardisation de la formation de base adoptée par le comité se veut inclusive et vise à maintenir la diversité des approches et des techniques de massothérapie présentes au Québec.
Les organisations participantes au projet de professionnalisation de la massothérapie ont pour mandat d’élaborer un référentiel de compétences commun qui constituera la base de développement des programmes de formation.
Des experts du milieu seront sollicités pour apporter leurs recommandations.
Les critères du projet proposé prévoient que la responsabilité d’accréditer les écoles de formation et leurs programmes continuera de relever des associations professionnelles accréditées.
Les critères du projet proposé prévoient que la responsabilité d’accréditer les écoles de formation et leurs programmes continuera de relever des associations professionnelles accréditées.
Les associations parties prenantes au développement du projet sont celles qui ont participé à l’élaboration et à l’implantation du registre commun des radiations. Elles sont donc activement engagées depuis plusieurs années dans le développement de la profession et de ses conditions d’exercice.
Le projet demeure toutefois ouvert : d’autres associations professionnelles de massothérapeutes qui partagent ces objectifs et qui sont prêtes à respecter les critères d’encadrement établis pourront éventuellement se joindre aux démarches.
Toute association qui souhaite contribuer à l’avancement du projet et qui s’engage à respecter les critères associatifs peut présenter une demande pour joindre le comité.
Les membres doivent également s’engager à mettre en place les programmes permettant une gestion rigoureuse de leurs responsabilités :
Le projet vise à déterminer une liste d’associations officiellement autorisées à encadrer le titre de massothérapeute. Ces associations devront démontrer qu’elles appliquent les mesures et programmes nécessaires pour assurer le respect des futures exigences de pratique.
Une association qui ne serait pas intégrée à cette liste pourrait perdre le droit de compter parmi ses membres des professionnels portant le titre de massothérapeute.
Il ne s’agit en aucun cas d’une fusion, mais bien d’une mise en commun des forces au profit d’un projet consensuel favorisant l’encadrement et la reconnaissance de la massothérapie. Chaque association conserve ses membres, son indépendance, sans dénaturer sa mission, ses valeurs, ses projets ou ambitions.
Le comité de travail a pour mandat d’élaborer un référentiel de compétences et une définition de la pratique de la massothérapie au Québec.
Le projet ne vise pas la réserve ou le partage d’actes.
La réserve de titre et la mise en place de nouveaux critères viendront consolider et harmoniser les exigences de formation et de pratique clinique déjà reconnus par plusieurs associations et par les compagnies d’assurances, en les inscrivant dans un cadre plus clair et structuré.
Cela offrira à la population de meilleures garanties quant à la qualité et à la sécurité des services reçus, tout en facilitant la collaboration avec les autres professionnels de la santé; ceux-ci pourront s’appuyer sur des repères plus uniformes lorsqu’ils réfèrent en massothérapie.
Le Collège des médecins s’est prononcé à plusieurs reprises en faveur d’un encadrement pour les massothérapeutes professionnels dans le passé.
Il n’a toutefois pas eu l’occasion de se prononcer spécifiquement sur cette proposition à ce jour.
La clause de droits acquis prévoit une période de cinq ans permettant à tout massothérapeute déjà diplômé au moment de l’entrée en vigueur des nouveaux critères d’atteindre le minimum de 550 heures requis. Il pourra continuer d’exercer durant toute cette période s’il est membre d’une association partie prenante au projet et s’il se conforme aux autres exigences.
Il est possible que le nombre de nouvelles personnes diplômées diminue temporairement au moment de l’entrée en vigueur des exigences de 1 000 heures, puisque la formation demandera un investissement de temps et d’argent plus important.
En contrepartie, ces nouvelles exigences devraient attirer des personnes plus engagées et mieux préparées, ce qui réduira le taux de roulement et favorisera la présence de massothérapeutes plus stables, compétents et dédiés à long terme.
Au final, l’objectif n’est pas d’avoir « moins » de massothérapeutes, mais une profession plus forte, mieux formée et mieux reconnue.